(Vous voulez savoir comment se situe la population locale de Mangembo…)


La commission locale de réhabilitation de l’hôpital


Au sein de la mission catholique de Mangembo, une commission pour la réhabilitation de l’Hôpital Général de Mangembo a été établie sous la conduite de l’Abbé Marc, Aumônier de l’hôpital.

Voici quelques photos de cette commission :

1. Dr Henry WASALA, médecin directeur de l’hôpital intérimaire2. Mr Samuel NKAYILU, directeur de nursing de l’hôpital
3. Sr Julienne NSUAMI, secrétaire comptable de l’hôpital4 & 5. Mr Théophile TEMPA, responsable des services généraux à l’hôpital et Mr Ferdinand BATOMENE, travailleur aux services généraux
6. Mr Luyindula MVILAKANDA, président du conseil paroissial de Mangembo7. Mr Nagy BABELADIO, représentant des paroissiens
 
8. Mr Héritier KUNTUALA, animateur communautaire de la zone de santé (pas de photo)
 
9. Mr Lucien NZUZI, administrateur général de la zone de santé10. Mr Dieudonné LUTANGU, caissier et membre des commissions de réhabilitation de la zone de santé


Voici les procès-verbaux des différentes réunions tenues par cette commission :

Engageons-nous pour notre village !


Le président du conseil pastoral, Mr Mvilakanda, nous explique la genèse de ce projet. Il y a deux ans, les habitants de ce quartier se sont réunis pour envisager la réhabilitation de celui-ci. Ces enseignants et ces travailleurs se sont mis d’accord pour se cotiser : chaque mois, chacun donnera une somme de 1000 fc par personne. Au bout de deux ans, ils ont pu acheter 100 tôles pour refaire toute la toiture d’une grande maison qui était complètement pourrie. Cette maison abrite aujourd’hui 4 appartements de deux pièces chacun.

Ils ont pu également réfectionner d’autres maisons… Le projet continue malgré le très faible salaire des enseignants cette année (voir article sur le lycée). Ils ont continué à se cotiser en vue de l’achat de bois qui est destiné à refaire portes et fenêtres… Écoutons encore Mr Mvilakanda : « Les gens des villages alentours pensaient que nous avions reçu un don pour réhabiliter nos maisons… Mais nous leur expliquons que c’est avec nos propres moyens que nous sommes parvenus à un tel résultat. Cela les impressionne ! »
« Nous allons continuer à travailler ainsi, dit-il, car les cuisines sont aussi à refaire… »


Nous sommes dans le « quartier des enseignants » de Mangembo


Les maisons ont besoin depuis longtemps d’être entretenues. Comme celle-ci qui est dans un état pire que les autres…


Cette maison a reçu une toute nouvelle toiture et abrite aujourd’hui 4 appartements


Cette toiture a été également presque entièrement refaite


Celle-ci, c’est en façade qu’il fallait intervenir de manière urgente pour protéger le mur


C’est souvent la charpente qui nécessite réparation


Une fois que les nouvelles tôles sont placées, le danger d’infiltration d’eau est réduit

Engageons-nous pour nos écoles !



Au Lycée Yenge…

Malgré la pauvreté des parents, le préfet cherche tous les moyens possibles pour réhabiliter son école. Un jour, il a acheté une trentaine de vieilles chaises cassées et les a fait réparer car il y a un réel manque de chaises.

Un plus grand problème se pose au niveau d’un des dortoirs dont la toiture est fortement endommagée. Avec le comité de parents, des madriers et des tôles ont été achetées pour réparer cette toiture.

Un problème plus urgent encore, le problème des douches des filles dont un mur s’est effondré. L’année dernière, les briques ont été façonnées et le gravier a été apporté pour refaire ce mur.

Tous ces travaux devaient être entamés cette année 2014-2015 mais les manifestations qui ont eu lieu de la part des parents de toute la région ont interrompu le projet. On comprend bien les parents qui ne veulent plus payer un minerval de 40000 fc par trimestre alors que le gouvernement n’assume pas ses prérogatives en payant le salaire des enseignants. Les parents payent une cotisation importante pour compenser le manque de salaire des enseignants depuis des années, mais ils en ont marre vu leur pauvreté. On peut les comprendre quand on sait qu’une maman vend sa chikwangue 500 fc. Combien de chikwangue doit-elle vendre pour avoir un bénéfice de 40000 fc (et encore nourrir la famille)?

En espérant des lendemains meilleurs, le préfet et son comité ne se découragent pas et espèrent avancer dans les travaux projetés l’année 2015-2016.

Le cadre du lycée Yenge est splendide… Ici, le champ de bananiers qui permet à l’école de faire un peu de profit…


La chute d’eau au fond du terrain du lycée


Le préfet me montre les chaises qu’il a récupéré ailleurs et qu’il fait réparer une à une…


L’extérieur du dortoir que l’école va réparer grâce aux efforts déjà consentis


L’intérieur du dortoir : le problème de la toiture est visible


Une partie des tôles nécessaires pour la réparation obtenues par cotisations des parents


Les madriers aussi sont déjà-là en partie


Les douches : il n’y a plus de mur de ce côté-ci (effondré). S’il n’y avait pas eu les manifestations des parents dans notre secteur cette année 2014-2015, il serait déjà réparé…

 
… grâce aux briques déjà fabriquées… …et au gravier déjà récolté

Au Collège Nkazinanga…

Le préfet se bat aussi pour réfectionner les bâtiments. Le plus urgent, ce sont les toitures. Avec la bonne volonté des parents, beaucoup de tôles ont été remplacées.

L’effort est visible (les nouvelles tôles sont gris clair) même si ce n’est pas fini…


L’autre côté du même bâtiment central