juillet 2017




Visite de SANRU : Dr Yannick, Abbé Marc (Aumônier).

Ensemble pour lutter contre le « palu » !
Sans l’organisme SANRU, nous lutterions de manière plus ardue encore contre le paludisme. Cet organisme de santé rurale nous fournit tous les médicaments contre le paludisme gratuitement ! Il y a également les produits de détection de la maladie pour le laboratoire.
Le Dr Yannick nous visite régulièrement pour vérifier la gestion de tous ces médicaments apportés par SANRU. Il était pleinement satisfait du travail de la pharmacie de l’hôpital : aucune remarque ! Alors que dans d’autres structures de santé… Nous nous sentons en effet très concernés par cette maladie, premier facteur de mortalité dans notre zone de santé et plus de 6000 cas traités chaque année !



juin 2017




Deuxième visite de Memisa: Dr Léon (MCZ), Ingénieur René (Memisa), Abbé Hyacinthe (AGD), Dr Mack (MDH),
Dr Mputu (Memisa), Abbé Marc (Aumônier).

Vers la concrétisation de trois projets pour l’HGR
L’organisme Memisa nous avait aidé à décider des trois projets prioritaires pour la redynamisation de notre hôpital en novembre 2016. Les projets ont été rédigés et présentés en février 2017. Aujourd’hui, en ce début de juin, après plusieurs courriers complétant les informations et les analyses, nous avons reçu l’ingénieur et le médecin chargés des projets de Memisa, venus se rendre compte eux-mêmes de la faisabilité des projets tels que présentés. L’ingénieur et le médecin sont satisfaits. Dans la suite, il reste encore l’appel d’offre pour désigner un superviseur des travaux et les travaux pourront commencer. Quand? Août, septembre, ou un peu plus tard… Nous verrons bien mais nous sommes au plus proche de la concrétisation de nos projets : réhabilitation de la gynécologie, réhabilitation de l’adduction d’eau et un surplus de financement pour nos médicaments.



mai 2017





Il faut avoir du coeur !
Le fait d’être une institution n’empêche pas la charité. Au contraire, sans la générosité et l’ingéniosité de nos médecins et infirmiers, beaucoup de nos malades seraient renvoyés sans aucune assistance vers un hôpital capable de traiter leur maladie. Or, cet hôpital serait aussi inaccessible à cause du coût du transport jusqu’à celui-ci. Je suis témoin de ces actes de temps en temps. Tel ce malade dont la plaie tarde à guérir : 7 mois déjà! Il n’avait pas les moyens de partir à l’hôpital de Kimpese, alors on a négocié un séjour prolongé avec une seconde intervention et des soins appropriés. Telle cette jeune femme opérée dans un centre de santé de notre zone, puis, comme elle ne guérissait pas, opérée une deuxième fois dans notre hôpital général de référence... Tout va bien du côté de la plaie, mais il reste un problème ailleurs qui ne peut être résolu qu’à Kinshasa. L’ensemble du corps médical collabore pour sauver des vies : ainsi, le médecin qui coordonne un programme provincial de vaccination, en visite ici, a accepté de prendre la malade en charge dans son véhicule. Tandis que notre médecin directeur de la zone, le docteur Léon, s’est arrangé pour que la malade soit opérée gratuitement à Kinshasa.



avril 2017





Petit à petit, l’hôpital s’embellit
C’est simple, parfois, de renouveler l’apparence d’une chose. Quand on a la volonté d’embellir un lieu, ça veut dire qu’on prend soin de ceux qui y vivent! À l’initiative de l’abbé Hyacinthe, gestionnaire actuel de l’hôpital, les fenêtres du grand bâtiment de chirurgie sont maintenant dans les normes d’hygiène nécessaire. Certains malades avaient l’habitude de jeter des ordures par ces trous béants... Il voudrait encore faire bien des choses mais ce sont les moyens qui manquent. Il ne faut pas nécessairement beaucoup d’argent non plus. Sachez donc, chers amis que tout don sera très bien utilisé.



mars 2017




De gauche à droite : le Dr Mike (médecin directeur), le Dr Guislin (nouveau), le Dr Léon (médecin chef de zone en visite)

Un deuxième docteur pour l’hôpital de Mangembo
Début mars, le docteur Guislin est entré dans ses nouvelles fonctions à l’hôpital de Mangembo comme médecin en second. Selon le Bureau Diocésain des Oeuvres Médicales de notre diocèse de Matadi, nous devons nous aligner sur la ligne de conduite fixée par le gouvernement pour l’hôpital général de référence de la zone de santé: « Chaque HGR a au moins deux médecins ». Or le personnel de notre hôpital se sacrifie déjà beaucoup pour un maigre salaire... comment ce médecin sera-t-il payé? L’inquiétude a fait place petit-à-petit à la confiance car le Dr Guislin est un bon travailleur et avoir une équipe de médecins rassure aussi les malades. Nous nous habituons déjà à ce nouveau fonctionnement, espérons que les rentrées suivent...



février 2017



Des lunettes pour Mangembo
Depuis le mois d’août dernier, j’avais emporté des lunettes depuis la Belgique jusqu’à Kinshasa. Ces lunettes sont maintenant arrivées à Mangembo et sont utilisables par le service d’ophtalmologie de notre hôpital. Comme nous n’avons pas d’appareil de mesure de la dioptrie des verres, celles-ci ont dû être étiquetées par le service de l’hôpital de Kimpese (IME). Travail fastidieux! Désormais tous les patients du service pourront acquérir ces lunettes données par Les Amis de Mangembo à un prix extrêmement bas et accessible à tous. De cette manière, le service d’ophtalmologie peut aussi avoir une toute petite aide. Cela permettra à M. Luizon de continuer à faire sa tournée dans les villages pour aller rejoindre ses patients au fond de la brousse…



janvier 2017



Visiteurs de malades
Depuis deux ans déjà, une équipe de laïcs travaille en collaboration avec l’aumônier. Il s’agit surtout de visiter les malades et de faire le discernement du meilleur accompagnement qui convient à un malade. L’accompagnement humain et spirituel qui s’ajoute ainsi au traitement médical favorise la guérison du malade, il lui permet de s’appuyer sur des personnes bienveillantes et sur la prière qui lui est proposée. Souvent, un malade se sent perdu loin de son milieu habituel, de son village, de ses amis… il ne comprend plus son corps et ne sait pas quand il va se rétablir. Dans cette détresse, il est bon d’avoir un soutien dans la foi. Les membres se forment entre eux en partageant leur expérience avec l’aumônier. Certains membres de l’équipe sont infirmiers ou travailleur de l’hôpital et d’autres non. Nous nous encourageons l’un l’autre car personne ne peut dire qu’il « réussit bien » avec tous les malades. Les malades sont heureux de se sentir soutenu et l’aumônier aussi!



décembre 2016



De nouveaux partenaires !
La santé de nos malades dépend de beaucoup de facteurs et notamment la dynamique qui existe dans la zone de santé de Mangembo. Le dynamisme de notre zone de santé se voit par exemple lorsque de nouveaux partenaires viennent collaborer avec eux. Ça a été le cas avec ACF, il y a quelques mois. C’est encore le cas maintenant avec le programme CAO de l’UNICEF, - « Amélioration de l’accès aux soins » - qui a choisi Mangembo parmi les 4 zones de santé élues pour tester celui-ci. Il s’agit d’un vaste programme s’étalant sur 5 ans qui concrétise les objectifs 4 et 5 du millénaire concernant la réduction de la mortalité des enfants et des femmes enceintes. Deux tâches de ce programme ont retenu mon attention : la distribution de kits de soin qui permettent à une femme de venir au centre de santé en ayant tout le matériel nécessaire en sa possession. Le deuxième effet concerne la formation de cellules de dynamique communautaire dans les villages qui vont permettre une meilleure prise en charge des villageois par eux-mêmes. Ces cellules seront responsables de centraliser tous les problèmes du village dans tous les domaines : agriculture, santé, hygiène, enseignement, accessibilité,… Elles seront aussi le relais entre les villages et l’équipe cadre de la zone de santé. Bref, ça bouge!



juillet 2016



Voici une moto-ambulance !
Dans nos milieux ruraux, c’est une solution pour pouvoir transférer des malades d’un village isolé à un centre de santé ou à l’hôpital général de la zone de santé.
Les avantages sont le faible coût en entretien, en carburant et la facilité de parcourir des routes très abîmées comme les nôtres !
Memisa, organisme reconnu au Congo pour ses compétences et son soutien aux structures de santé recommande ce système. Il peut être pris en charge par la
mutuelle de santé d’une zone en demandant une somme modique aux malades pour le transfert !
Voilà un système très intéressant qui pourrait nous aider aussi dans la zone de santé de Mangembo…



juin 2016



L’hôpital de Mangembo nécessite un grand travail de réhabilitation des toitures.
À l’heure qu’il est, les toitures de la gynécologie et de la chapelle (utilisée fréquemment) sont en train d’être refaites. Les tôles sont arrivées. Les scieurs coupent les madriers déjà commandés. Ce n’est que petit à petit que ces travaux peuvent être faits vu les faibles revenus de l’hôpital. Ces travaux étaient urgents car les pluies de l’année dernière sont entrées dans les bâtiments concernés. Nous savons que la réhabilitation prendra du temps. L’essentiel, c’est d’avancer !



mai 2016



Sans argent, pas de soins de santé !
En amont des problèmes de santé, il y a un problème capital à résoudre : le manque de moyens financiers. C’est pourquoi nous avons invité l’INADES (Institut africain de développement économique et social) à nous aider à créer un plan de développement de la paroisse. Son but : le développement durable de tous les paroissiens de Mangembo.
Un travail immense mais crucial est à commencer. Près de 90 personnes de toute la paroisse ont collaboré à cette réflexion de fond, pendant une semaine. Nous avons posé les fondations d’un avenir meilleur : croissance économique, renouvellement des mentalités et de la culture, protection de l’environnement… et tous ces aspects auront évidemment un impact sur la santé des personnes.



avril 2016



L’hôpital de Mangembo accueille un nouveau médecin directeur, le Dr Nzungu. Chaleureux et accueillant envers tous. Il aime rencontrer les malades. C’est une clef importante pour le relèvement de notre hôpital, l’accueil. Certains malades qui n’ont pas vu le médecin, pensent que l’on ne s’occupe pas d’eux. Certains mêmes s’échappent de l’hôpital pour se rendre chez un tradi-praticien. Avec l’approche très personnalisée du docteur Nzungu, les malades se sentiront mieux, guériront plus vite et feront la « publicité » de l’hôpital. Qu’il en soit ainsi!


mars 2016



Mois de mars, mois de carême… un temps pour penser à ceux qui manquent… un temps de partage bien compris par l’école primaire ‘Siama’ de Mangembo.
Après le mot d’un professeur, c’est au tour de la femme d’un malade de remercier pour les dons : le bois pour cuisiner et des denrées alimentaires…
Au cœur d’un hôpital en milieu pauvre, nous découvrons chaque jour les multiples gestes de solidarité qui rendent le courage de se battre ensemble contre les maladies…


février 2016



Arrivés à Luosi, nous ne savons pas à quelle heure nous allons traverser. Le seul bac qui traverse le fleuve peut prendre 4 jeeps en même temps. On attend jusqu’à ce que le bac soit rempli car ses propriétaires ne sont plus subventionnés par l’office des routes. Un jour, il nous faudra j’espère traverser avec du matériel médical, une machine de radiographie, peut-être un container… qui sait?
Le fleuve Congo semble ignorer que les temps ont changés et que de part et d’autre de ses flancs, des hommes cherchent à bâtir des cités modernes… Les pêcheurs qui lui mendient un peu de poisson chaque jour se déplacent toujours en pirogue à cause des rapides… mais voilà, nous traverserons ses 7 km de large avec du matériel coûte que coûte.


janvier 2016



L’ambulance actuelle de Mangembo
Voici l’ambulance actuelle de Mangembo !
Les 4 porteurs peuvent faire 10 ou 15 kms parfois pour amener un malade ou une femme enceinte.
Aujourd’hui, un enfant est né dans les 10 minutes après l’arrivée de la maman à l’hôpital avec ce moyen de transport de fortune appelé «kipoyi».
Ceci montre le courage et la force de solidarité des habitants du manianga. C’est sur ce courage et cette force que nous comptons pour le développement de la région. Les uns apportant le sens de l’équipe, les autres la volonté, d’autres encore un moteur de landcruiser…



décembre 2015



Le prix de la sérénité
Cette maman m’a autorisé à la photographier. Je n’aime pas prendre en photo des malades mais elle est un témoignage vivant de ce genre de miracle qui peuvent arriver dans nos hôpitaux de brousse. Elle a subit deux opérations et lors de la dernière, il fallait avoir la foi pour l’opérer. La première opération réussie, elle semblait reprendre des forces quand elle a fait une péritonite. Quelle drame ! L’un ou l’autre médecin a dit qu’elle allait mourir sur la table d’opération… Vous voyez le contexte… Mais elle fut opérée tout de même sans regarder à la dépense par trois médecins au cœur généreux. Aujourd’hui, elle se porte bien, et elle récupère tout doucement de toutes ses épreuves. Depuis qu’elle est arrivée, elle est très calme et patiente devant tout ce qui lui arrive. J’aurai envie de lui donner le prix de la sérénité!